mercredi 7 septembre 2011

Textile industriel : Attention danger !


Bonjour,

Est-il possible d’obtenir une liste exhaustive des produits toxiques utilisés dans le textile ainsi que leurs effets sur la santé et l’environnement ?

Par ailleurs, je souhaiterais savoir au bout de combien de lavages ces substances disparaissent des vêtements et si, enfin, les lessives non bio, soit disant plus respectueuses pour l’environnement, sont réellement non toxiques pour la planète et notre organisme.

Merci pour votre réponse.

D. Le-Quang

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Le-Quang, bonjour, 

Comme je l’avais déjà rappelé dans une note précédente à propos des sucres de synthèse contenus dans le Coca Cola, ce blog est idéalement dédié aux produits bio et aux médecines douces, et non aux produits chimiques et à la médecine allopathique. 

Il arrive peut-être que je dénonce brièvement certains toxiques dans un article ou une newsletter, dans le but évident d’inciter nos lecteurs à se convertir à la bio. Mais à partir de là, je m’attendrais à ce que leurs questions portent sur les solutions bio existantes plutôt que sur une investigation poussée des toxiques contenus dans le non-bio. 

Ne serait-ce que sur un plan pratique, il me semble beaucoup plus facile d’acheter tout simplement des textiles bio, que de chercher pendant des lunes un vêtement non-bio ne contenant pas trop de poisons, puis de le soumettre au lavage pour l’expurger d’une partie de ses miasmes. 

Je m’efforcerai, malgré tout, de vous répondre mais, d’une part, sans vous assurer de la moindre expertise en la matière, et d’autre part en renonçant à produire la liste exhaustive que vous me demandez… ne serait-ce que parce que j’ai la forte impression que, même si elle existait, elle serait excessivement longue. Et, de toute manière, incomplète car, ne rêvons pas, elle s’allonge naturellement tous les jours ! 

Maintenant, pour vous aider à mesurer l’optimisme de votre question, sachez que, dans le seul domaine des colorants, on en a recensé au moins 2000 ! Sur ce nombre, seuls 16% ont été analysés en toxicologie. Et sur ces 16%, près de la moitié se sont révélées très toxiques, et 38% moyennement toxiques. Au-delà, on ne peut que supposer que les 84% non analysés présentent les mêmes proportions de colorants toxiques, mais… on ne sait pas lesquels !

Alors, imaginer qu’il existerait une liste exhaustive des toxiques contenus dans les textiles, accompagnée de leurs effets précis sur la santé et l’environnement… oui, peut-être, mais assurément dans un univers parallèle ! Hélas !

Tenons-nous en donc raisonnablement, si vous le voulez bien, aux toxiques reconnus et les plus fréquemment rencontrés. 

Nous avons déjà parlé, dans notre newsletter, du nonylphénol. Inutile d’y revenir, sinon pour préciser quelles sont les marques concernées par cette pollution particulièrement scandaleuse : Adidas, Uniglo, Calvin Klein, Li Ning, H&M, Abercombrie & Fitch, Lacoste, Conserve, Ralph Lauren. 

Mis à part, donc, ce nonylphénol qui fait actuellement couler beaucoup d’encre, le dichlorométhane est une autre substance nocive qui fait parler d’elle à l’occasion. Il s’agit d’un solvant extrêmement irritant, souvent présent dans les jeans fabriqués en Asie. 

Le diméthylfumarate, lui, est un antifongique cancérigène interdit en Europe mais habituellement présent dans les textiles et cuirs importés de l’étranger. 

Le cuir – puisqu’on en parle – contient une quantité formidable de toxiques : chrome hexavalent (cancérigène et allergène), substances organiques chlorées, métaux lourds, oxyde d’éthylène, cyanure, etc. 

Mais revenons aux textiles proprement dits. Habituellement, on y dénonce surtout la présence : 
De pentachlorophénol : toxique par contact et par inhalation. 
De benzidine : un colorant cancérigène.
De plomb : contenu dans les teintures.
De phtalates : perturbateurs endocriniens et cancérigènes. 

Voila, en tout cas, pour la partie émergée de l’iceberg. Concernant la partie immergée, je réitère mon conseil : fuyez cet iceberg et rendez-vous au plus vite sur la terre ferme de la bio ! 

Il y a quand même une bonne nouvelle : pratiquement toutes ces substances toxiques (sauf, bien sûr, les colorants) disparaissent au premier lavage en machine. Il suffit donc de ne jamais laisser les vêtements neufs au contact de la peau pour échapper à cette pollution spécifique.

Restent les vêtements nettoyés à sec, qui se chargent évidemment d’encore plus de substances toxiques, et les vêtements colorés dans certaines couleurs, comme le noir par exemple, qui, eux aussi, sont réellement très chargés ! 

Enfin, quant à savoir si les lessives non bio sont respectueuses de l’environnement, le problème est mal posé car toutes les lessives sont mauvaises pour l’environnement, même les « bio » ! Cela dit, les bio sont naturellement beaucoup moins néfastes que ce que vous appelez « les non-bio soit disant respectueuses », elles-mêmes l’étant un peu moins que les non-bio classiques. 

A propos de lessive, et d’ailleurs de bien d’autres produits, il existe un terme qui résume le problème de manière cyniquement réaliste : le « green washing », une technique de marketing visant à construire, par la pub et la com, une image écolo autour d’un produit. Il va sans dire que si l’efficacité de la stratégie a été plus d’une fois démontrée, on n’a, en revanche, jamais pu prouver que le produit, lui-même, s’en trouvait amélioré. 

Pour en revenir aux lessives, les seules qui soient respectueuses de l’environnement ne sont pas des lessives. 

Ce sont, par exemple, ces machines à laver fonctionnant aux ultra-sons, et totalement sans lessive, inventées en 86 par un étudiant Russe puis commercialisées au Japon mais tenues à distance respectueuse de nos rives occidentales par les lobbies des détergents ; comportement d’autant plus criminel que ces machines n’utilisent également que très peu d’eau et d’électricité, une lessive ne durant que 2 minutes. 

Autre exemple, bien que moins moderne : l’argile. Méthode quasiment préhistorique, certes, mais finalement assez efficace, tout au moins tant qu’on ne tient pas à laver plus blanc que blanc. 

Il existe aussi, en Inde, ce que l’on appelle des « noix de lavage » qui sont d’authentiques noix, fruits du Sapindus mukurossis, contenant de la saponine. Il n’est évidemment pas très aisé de s’en procurer chez nous, mais en cherchant bien… 

Jean-Baptiste Loin


La news-letter de J.B Loin paru le 04/09/11 intitulée "Etre éthique et bio c'est une question de santé." est consultable en ligne en suivant ce lien

vendredi 29 juillet 2011

Le soja est-il dangereux pour les femmes allaitantes ?


 Bonjour,

Je viens de lire le guide de « manger-bouger » sur l'alimentation pendant la grossesse et l'allaitement. Il y est dit que le soja peut être mauvais pour le bébé si la maman en consomme pendant l'allaitement. Comme je suis allergique aux produits laitiers, j'ai toujours fait une grosse consommation de tofu, lait de soja, tamari, miso... J'allaite mon fils depuis 6 mois, est-ce que j'ai des raisons de m'inquiéter ?

Ségolène-Chantal de P.
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Ségolène-Chantal, bonjour,

Commencez par vous dire que cela fait des siècles et des siècles que des centaines de millions, voire des milliards, de mamans asiatiques allaitent tout en consommant des produits dérivés du soja.

Il est vrai que le soja germé et les préparations à base de soja fermenté (tofu, miso, etc.), qui constituent la majeure partie de l’apport protidique dans l’alimentation des Asiatiques, n’ont plus tout à fait la même composition chimique que le soja non fermenté, le plus souvent consommé en Occident. Mais il n’empêche que les phyto-œstrogènes - principaux accusés dans cette affaire d’allaitement - sont encore bel et bien présents dans le soja fermenté des Asiatiques.

Quel serait donc le problème ?

Tout a commencé en 2005, lorsque l'AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments), par mesure de précaution, a déconseillé la consommation de produits à base de soja aux enfants de moins de trois ans.

On sait que, dans notre pays, le principe de précaution est élevé au rang de religion dès qu’il s’agit de produits naturels, qu’ils soient médicinaux ou alimentaires, pendant que les produits chimiques les plus nocifs jouissent pour leur part d’une promotion et d’une diffusion sans égales, et sont même remboursés par la sécurité sociale.

Détail qui fait froid dans le dos : dans les autres pays, où aucune étude scientifique n’a jamais trouvé le moindre élément prouvant la dangerosité de la fameuse légumineuse asiatique, personne n’a pensé à mettre les familles en garde contre les produits infantiles à base de soja.

Mais admettons un instant que tous ces étrangers soient définitivement inconscients et que nos agences françaises de sécurité alimentaire ou médicale aient raison. Alors, que reprochent-elles exactement au soja ?

Eh bien, je vais sans doute vous étonner mais elles ne lui reprochent rien d’autre que ses vrais défauts, à savoir, essentiellement, d’être un allergène et d’avoir une teneur élevée en phyto-œstrogènes.

A présent, vous allez voir comme il est facile de faire peur aux gens sans pour autant leur mentir. Si je vous assénais par exemple que la tomate et la pomme de terre contiennent un alcaloïde tout à fait toxique (ce qui est absolument exact), que ressentiriez-vous à votre prochaine « tomate-mozzarella » ou à votre prochain plat de patates ? Et si j’ajoutais que la tomate est aussi un allergène ?

Peut-être cela vous refroidirait-il. Peut-être pas ; et dans ce cas vous auriez raison parce que la tomate et la pomme de terre sont loin de n’avoir que des défauts. Mais surtout parce que n’importe quel aliment contient, de toute façon, une quantité plus ou moins importante de toxiques. Quant aux allergènes, ils sont légion. Sans compter que nous sommes toujours susceptibles de développer une allergie à un aliment non répertorié parmi les allergènes.

Cela étant, il n’en demeure pas moins que le soja compte bel et bien parmi les principaux allergènes, tout comme le lait de vache, les œufs, les poissons, les crustacés, les fruits à coque, le gluten, les fraises, le porc, le miel, etc., etc.

D’un certain point de vue, il n’est donc peut-être pas très prudent de donner du lait de soja à un enfant allergique au lait de vache, puisque 15 à 60% des enfants allergiques à l’un le sont aussi à l’autre.

D’un autre point de vue, il faut bien comprendre que le nombre des produits allergènes augmente de jour en jour, au fur et à mesure que nos organismes sont de plus en plus affaiblis par une mauvaise alimentation et une pollution multiforme. Inversement, une hygiène de vie et une alimentation saine entraînent généralement une diminution drastique du nombre des aliments naturels qui nous font du mal. Si bien que les naturopathes et les macrobiotes s’accordent depuis longtemps à dire qu’il vaut mieux renforcer nos organismes jusqu’à ne plus être allergique, plutôt que d’éviter craintivement tous ces allergènes dont la liste s’allonge un peu plus chaque année.

Voilà pour replacer le problème dans son contexte. Maintenant voyons quel impact aurait une alimentation comprenant du soja, chez une maman allaitante, sur la santé de son bébé.

Depuis 2005, la rumeur est en effet passée un peu vite de la menace qu’était censée représenter la consommation directe de soja par les jeunes enfants, à celle pesant sur la santé du nouveau-né allaité par une maman mangeant du soja. Or, ce n’est tout de même pas pareil !

Dans ce dernier cas, évidemment, seuls les phyto-œstrogènes se retrouvent sur le banc des accusés. Et là, les rumeurs se font d’autant plus paranoïaques que l’on touche à présent au système hormonal ! Les œstrogènes-like du soja tarissent le lait, entend-on dire. Ils rendent les petits garçons trop efféminés. Ils entraînent des développements sexuels précoces…

Il est vrai que les œstrogènes-like présents dans les aliments et les boissons provoquent des perturbations hormonales.

Mais ce qui m’empêche personnellement d’accorder trop de crédit à ces rumeurs anti-soja, c’est que les œstrogènes-like sont aujourd’hui partout !

Pour commencer, il y en a depuis toujours dans le lait maternel… même lorsque la maman ne consomme pas de soja. Alors, bien sûr, lorsqu’elle en consomme il y en a un peu plus.

Mais, comme je l’ai dit, les substances œstrogènes-like se retrouvent dans beaucoup d’autres produits : la bière, le houblon, le blé, l’orge, l’avoine, le riz, les graines de lin, les graines de tournesol, le fenouil, les betteraves, le persil, les petits pois, les carottes, les poivrons, les aubergines, les concombres, les pommes de terre, la citrouille, la luzerne, les pommes, les cerises, les dattes, les papayes, les prunes, les grenades, les tomates, l’huile d’olive, l’ail, les olives, les haricots rouges, la levure, les produits laitiers, les viandes, le ginseng, la réglisse, la sauge…

Pire encore, la pilule contraceptive et quelques autres médicaments, les polluants organiques persistants, les pesticides, les détergents, les matières plastiques, les cosmétiques, parfums et crèmes solaires, etc., regorgent de perturbateurs endocriniens œstrogènes-like qui, eux, ne sont pas dégradables comme ceux des aliments, et qui, non contents de polluer directement le genre humain, s’en vont dans les eaux des rivières et des océans perturber les hormones des poissons et autres crocodiles ou ours blancs.

Leur sont actuellement reproché : déficits de virilité et de fertilité chez les hommes, puberté précoce chez les filles, anomalies génitales chez les bébés, accouchements prématurés, altérations de la thyroïde, diabètes, obésité, allergies, asthmes, cancers…

Alors, même si, au sein de votre alimentation, le soja est effectivement une source d’œstrogènes dont une partie se retrouvera dans votre lait, rendez-lui sa juste place et ne vous en inquiétez qu’à partir du moment où vous aurez chassé de votre environnement tous les dangereux polluants cités plus haut.

Ceci ne veut pas dire qu’il faille abuser du soja et de ses dérivés. En toutes choses, la modération est le plus sûr garant de la santé. Si vous avez le sentiment de manger trop de soja et de tofu, diminuez votre consommation. Remplacez le lait de soja par d’autres laits végétaux contenant un peu moins d’œstrogènes-like, variez les sources de protéines…

Mais surtout n’oubliez pas cette vérité fondamentale : le plus grand danger du lait de soja réside dans la croyance qu’il vous apporte du calcium. Ce n’est pas parce que nous lui avons donné le nom de « lait » qu’il remplace le lait de vache. Pour le calcium, rien ne vaut le lait d’amande ou de quinoa.

Quant à la santé de votre enfant, tant que vous ne le nourrirez pas de manière conventionnelle, avec des produits de supermarché, ce n’est pas un léger excès de soja bio qui la mettra vraiment en péril.

A coup d’eau du robinet, de petits déjeuner pain-beurre-confiture, de conserves, de viande, de baguettes et de pâtisseries, de bonbons et de chewing-gums, un enfant dit « normal » avale chaque jour plus de 80 substances chimiques hautement néfastes, dont une confortable proportion d’œstrogènes-like des plus artificiels, au regard desquels le grand méchant soja fait figure de petit chaperon rouge ! 

Prolapsus


Bonjour,

Mon accouchement il y a 16 ans m'a provoqué un Prolapsus mais avec le temps je ressens de plus en plus le poids de mon utérus. Après une première opération ratée il y a 14 ans je n'ai aucune envie de repasser sur la table d'opération. Que puis-je prendre pour soulager cette affection ?

Elisabeth P.

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Elisabeth, bonjour,

Navré de ne pouvoir vraiment répondre à votre question, mais même un médecin ne saurait rien vous prescrire sur la seule base des indications données dans les quelques lignes que vous nous avez envoyées.

L’état que vous nous décrivez et ses conséquences actuelles sur votre organisme, 16 ans après l’origine du problème, sont trop individuels pour être traités d’une manière standard.

Je pourrais bien vous communiquer les conseils génériques de Pommier (Sepia officinalis 7CH, 5 gr 1 fois toutes les deux semaines ; Lappa major D3 et Fraxiunus americanus D3, 10 gouttes du mélange avant le repas de midi ; Sepia composé, 10 gouttes avant le repas du soir ; Helionas dioïca 5CH et Nux vomica 5CH, 2 gr de chaque une fois par jour), mais vous savez bien que le principal intérêt de l’homéopathie consiste en un traitement personnalisé. On ne soigne pas une maladie mais un patient.

Aussi vous faut-il impérativement consulter un médecin, homéopathe de préférence (ou encore un ostéopathe), et qu’il procède à un examen approfondi. Ce n’est qu’à cette condition, en toute connaissance de l’ampleur du prolapsus et de ses conséquences exactes, qu’un traitement et des soins pourront vous être prodigués.

J’en profite pour rappeler à nos lecteurs un détail d’une importance capitale : je ne suis pas médecin mais journaliste. Je suis donc en mesure de répondre à des demandes d’information au sujet des aliments bio, des produits diététiques, des compléments nutritionnels et des médecines douces, mais en aucun cas de vous offrir des consultations en ligne et de vous prescrire des traitements personnalisés. Sachant de surcroît qu'aucun traitement personnalisé ne peut être prescrit sans une consultation en bonne et due forme. 

Rien n’empêche d’ailleurs nos lecteurs de me poser des questions dans le domaine médical. Mais pas n’importe lesquelles ! 
Ainsi, quand on me demande par exemple quels sont les lithothérapiques listés par Max Tétau pour traiter les rhino-pharyngites à répétition, je peux tout à fait vous transmettre l’info. 
Mais malheureusement lorsqu’on m’expose en quelques mots un cas personnel en espérant une prescription, je suis au regret de décliner l’invitation… 

Jean-Baptiste Loin

mardi 21 juin 2011

Maladie de Lyme

Bonjour,


J’ai la maladie de Lyme. Que prendre et quel médecin aller voir ? Merci.
J’ai aussi un début de diabète.


Franca C


  
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Franca, bonjour,


La médecine allopathique n’est pas seulement peu performante dans ce domaine mais aussi particulièrement iatrogène.


Pour cette raison, si, après avoir subi une ou plusieurs antibiothérapies vous n’avez pas obtenu les résultats escomptés, vous auriez tout intérêt non seulement à préférer essayer l’aromathérapie pour traiter votre maladie de Lyme, mais également à drainer votre foie et à rétablir votre flore intestinale, tous deux mis à mal par les antibiotiques.


Dans cet objectif de réparation hépato-intestinale, le mieux est d’adopter un régime léger en insistant sur des spécifiques comme : blé, artichaut, asperge, aubergine, carotte, céleri, cerfeuil, chicorée sauvage, endive, chicorée frisée, scarole, cresson, haricot vert, laitue, persil, pissenlit, radis noir, raifort, poireau, rhubarbe, avocat, cassis, cerise, citron, coing, fraise, groseille, myrtille, olive, orange, pamplemousse, pomme, prune, raisin, levure maltée.


Bien sûr, tant pour régénérer votre foie et vos intestins, que pour ne pas affaiblir plus encore votre système immunitaire, il est recommandé d’exclure radicalement les alcools et boissons fermentées, les graisses animales, sauces, crèmes, beurres, fromages gras, viandes grasses, charcuteries, café, thé, chocolat, épices, pain blanc et farines blanches...


Au plan de la phytothérapie hépatique, sont conseillées des tisanes d’artichaut, boldo, camomille, grande centaurée, chardon-Roland, marrube blanc, pissenlit, romarin, véronique.


Enfin, deux compléments pourront venir en aide à votre foie et à vos intestins : la silymarine (pour le foie) et les ferments probiotiques (pour la flore intestinale).


Par ailleurs, rien ne vous empêche, non plus, de stimuler votre système immunitaire avec des compléments nutritionnels classiques, comme : Shiitake, Maïtake, Reishi, Alkyl-glycérols, Vitamine C, etc.


Une fois toutes ces précautions de fond prises, c’est l’aromathérapie que les naturothérapeutes proposent habituellement pour tenter d’éradiquer la maladie de Lyme proprement dite.


Il existe d’ailleurs plusieurs formules intéressantes à base d’huiles essentielles :


1/ Faire préparer en pharmacie spécialisée, dans des gélules, un mélange à parts égales, avec : Origanum heracleoticum, Melaleuca alternifolia et Eugenia caryophyllus.


2/ Préparer un mélange avec : Cannelle de Chine (dix gouttes), Verveine citronnée (dix gouttes), Camomille noble (vingt gouttes), Eucalyptus à cryptone (vingt gouttes), Ajowan (vingt gouttes). Puis prendre deux gouttes de ce mélange dans un peu d’huile trois fois par jour pendant deux semaines.


3/ Mais il existe aussi une solution prête à l’emploi : le « Tic-Tox ». Originellement prévu pour être appliqué par voie cutanée immédiatement après la morsure, cet étonnant produit à base de propolis et d’huiles essentielles de Camomille sauvage, de Sariette, etc., s’est également avéré capable de guérir la maladie de Lyme déjà installée. Il suffit, pour cela, de consommer le Tic-Tox par voie orale, à raison de trois à cinq gouttes par jour pendant deux mois (les premiers résultats devant commencer à se faire sentir dès la troisième semaine).


Vous trouverez le Tic-Tox chez :
Exwarim-CHDV
Bellevue 7 - CP 130
CH-2074 Marin - Suisse
Tél. 00 41 32 755 71 55


Ou, en France, chez :
Nutrivital
4, rue Foch - 67450 Mundolsheim
Tél : 03 88 69 11
Email : infos@nutrivital.fr


Enfin, au cas où vous préfèreriez, à juste titre, les prescriptions d’un médecin compétent aux formules toutes prêtes (si bonnes soient-elles mais toujours susceptibles de ne pas correspondre exactement à votre cas personnel), je ne pourrais que vous recommander aux bons soins du Docteur Pénoel, spécialiste incontesté de l’aromathérapie quantique en France, ou à l’un de ses élèves.


Vous pourrez lui laisser un message expliquant votre cas sur le site de son école :
http://www.ecolepenoel.com/fr/,
ou sur celui d’Osmobiose :
http://www.osmobiose.com/


Par ailleurs, au cas où vous jugeriez utile de faire procéder à une analyse aromatograhique (qui vous permettra de définir in vitro quelle huile essentielle a le plus d’impact sur votre agent infectieux), contactez par exemple :
Laboratoire Risse-Verseau
18 rue Théodule-Ribot - 75017 Paris


Quant à votre diabète débutant, le meilleur conseil qu’on puisse vous donner est évidemment de ne pas le laisser évoluer. Là encore, les solutions naturelles sont nombreuses. Voyez pour cela mon ebook : « Comprendre et soigner naturellement le diabète » que vous téléchargerez ici.


Jean-Baptiste Loin

lundi 23 mai 2011

La spondylarthrite ankylosante


Bonjour, 

Pourriez-vous me dire s'il existe une plante miracle pour atténuer les douleurs de la spondylarthrite ankylosante ? 

Merci

Jean et Yvette P.

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Jean et Yvette, bonjour, 

En cas de rhumatisme inflammatoire et notamment de polyarthrite rhumatoïde ou de spondylarthrite ankylosante, la phytothérapie rénovée (disponible en pharmacie) conseille d’associer Ribes nigrum bourgeons D1 et Ampelopsis weitchii bourgeons D1, à raison de cinquante gouttes trois fois par jour, un jour l’un, un jour l’autre, notamment dans les cas où les déformations sont importantes ; ou encore Rubus fructicosus jeunes pousses D1 et Vaccinium vitis idaea bourgeons D1.

Mais en dehors des plantes, deux grands remèdes naturels sont aussi capables d’améliorer la spondylarthrite ankylosante : la prégnénolone et le concombre de mer. 

Concernant tout d’abord la prégnénolone (disponible sur Internet), des études de 1950 avaient déjà démontré son intérêt dans le traitement des rhumatismes. Malheureusement, ces études ont été interrompues par la découverte de la cortisone. Toutefois, certains éléments de connaissance demeurent acquis et nous permettent de penser que la prégnénolone reste une alternative naturelle des plus prometteuses dans la lutte antiarthritique.

Deux premières études avaient notamment montré que la prise de prégnénolone améliorait la spondylarthrite ankylosante. Une autre étude a prouvé que l’injection de cinquante à deux cents milligrammes aboutissait à une amélioration clinique et à un sentiment de bien-être en seulement quelques jours sur des malades arthrosiques. Un petit nombre d’entre eux ayant même bénéficié d’une totale disparition des symptômes. 

Ces données brutes doivent cependant s’assortir de divers bémols, à commencer par une efficacité qui, dans tous les cas, reste limitée à la durée du traitement, puisque les symptômes revenaient généralement dès l’arrêt de la prise de prégnénolone.

D’autre part, cette hormone est d’autant plus efficace que les lésions sont inflammatoires et relativement récentes. Malheureusement, lorsqu’il y a peu d’inflammation et que le rhumatisme est installé de longue date, les résultats sont beaucoup plus mitigés. 

Toujours est-il que, dans tous les cas, le malade ressent dès les premiers jours de traitement une agréable sensation de bien-être souvent accompagnée d’une amélioration de l’appétit.

Quant au concombre de mer, quelquefois proposé dans les boutiques asiatiques ou sur Internet, sous forme de complexes enrichis de certains synergiques comme l’EPA, le Cat’s claw ou la reine des prés, il est employé depuis des millénaires par les chinois pour calmer les douleurs rhumatismales. Mais, plus récemment, un médecin américain a publié des résultats remarquables concernant le traitement de la spondylarthrite ankylosante à l’aide de cette holothurie, observant à moyen terme une disparition de la douleur, de l’inflammation et du gonflement des tissus. 

Son seul défaut est qu’il est difficile à trouver ! 

Jean-Baptiste Loin